Notes de lecture des romans francophones

Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants

Mathias Enard - Actes Sud

 Le 13 mai 1506, le jeune Michel-Ange Buonarroti débarque à Constantinople. Le jeune sculpteur quitte l'Italie, vexé par le pingre pape Jules II qui rechigne à payer ses travaux. Il accepte, comme une vengeance, la proposition du Grand Turc, le sultan Bajazet : construire un pont reliant les deux rives de sa ville. L'orgueil de Michel-Ange se réveille dès qu'il apprend que le vieux Leonardo Da Vinci a échoué là où il compte réussir. Il loge chez un marchand florentin nommé Maringhi, se lie d'amitié avec le poète Mesihi qui s'amourache du sculpteur et arpente la ville aux mille et une merveilles avec son drogman Manuel. Il découvre la beauté, la majesté, la volupté et le raffinement de Constantinople, cette curieuse ville ou cohabitent en ce début de XVIème siècle arabes, juifs et chrétiens. Les plans du pont achevés, les travaux commencent aussitôt, mais les intrigues à la cour du sultan sont les mêmes qu'à Rome. Michel-Ange échappe, sauvé de justesse par Mesihi, à une tentative d'assassinat. Blessé, sans le sou, il quitte en catimini Constantinople trois mois après son arrivée et trois ans avant le début de son chantier à la Chapelle Sixtine.
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants est un roman qui vous tombe des mains !
La récente découverte du voyage de Michel-Ange à Constantinople a donné la mauvaise idée à Mathias Enard d'écrire un roman sur cet épisode de la vie du génial artiste italien. Un article ou tout au plus un court essai aurait suffi. L'auteur introduit la fiction là où l'histoire ne donne pas d'indication précise. C'est poussiéreux, souvent ennuyeux, sans intérêt aucun. Comment peut-on écrire en 2010 un tel roman ? Quel en est l'intérêt ou l'enjeu littéraire, si ce n'est celui de décrocher le Goncourt des lycéens, récompense surévaluée, purement commerciale, qui ne couronne nullement l'innovation littéraire. Dans ce sens le prix est largement et tristement mérité.
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants est un roman qu'on a déjà oublié ; ne subsiste qu'un sentiment de colère et l'impression d'avoir perdu son temps... Frédéric AA.
Lire l'intégralité de l'article sur le site de Frédéric : http://faranzuequearrieta.skyrock.com/

 Michel-Ange est appelé par le sultan de Constantinople pour y construire un pont, alors que son rival a échoué. C'est un récit magnifique et enchanteur. Entre les chapitres, une voix de femme lui susurre des phrases langoureuses et sensuelles. On baigne dans une atmosphère magique et on est emporté par un tourbillon de sons, lumières, musique, dans les mystères de l'Orient.
Michèle K.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Additional information