Notes de lecture des romans francophones

Les amandes amères

Laurence Cossé – Gallimard

 Ce roman traite de l'aphabétisation. Un vendeur de la rue du Four à Paris explique à Edith la différence entre un illettré et un analphabète : "Quelqu'un qui n'a jamais appris à lire ni à écrire est analphabète. Un illettré a appris puis oublié".
Edith et son mari Gilles habitent le 15ème arrondissement de Paris. Ils ont à leur service Fadila Amrani, d'origine marocaine, à leur service, quelques heures par semaine;pour faire du repassage.
Fadila, la soixantaine bien dépassée, est la mère d'Aïcha, la gardienne d'un immeuble voisin. Cette dernière est venue trouver Edith et Gilles, de même que d'autres familles du quartier, pour proposer les services de sa mère, qui vient de perdre son emploi dans une teinturerie qui a mis les clés sous la porte. Fadila est analphabète, elle a du mal à se diriger dans Paris où elle circule en bus, ne comprend pas le courrier qu'elle reçoit etc... Edith entreprend d'apprendre à Fadila à lire et à écrire, avec courage et détermination.
Le roman est le récit de cette entreprise. Les méthodes globales et syballiques sont mises au banc d'essai... Edith fait preuve d'une patience d'ange.
Le roman est l'occasion de raconter la vie des femmes marocaines, le sort des femmes maghrébines, le sort réservé aux hommes.
Le livre n'est ni politique ni moralisateur, c'est sa force. Il va à l'essentiel. Christine de B.

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