Notes de lecture des romans francophones

La survivance

Claudie Hunzinger - Grasset

C'est le roman d'un couple qui, sur le tard, retourne à une vie rude dans la montagne vosgienne.  Malgré la qualification de roman qui figure en couverture, on reconnaît  de nombreux signes autobiographiques : jusqu'à la dédicace du livre au « Taugenichts » (vaurien), qui est aussi le surnom du héros du roman,

un rêveur plongé (comme l'auteur et son compagnon dans « la vraie vie ») dans la recherche des pigments utilisés il y a un demi-millénaire par Grünewald, pour la peinture  du célèbre Retable d'Unterlinden (dont le roman imagine qu'il vient de disparaitre dans un incendie). Quant à la narratrice, une peintre naturaliste qui ressemble fort à l'auteur, elle se passionne pour les mœurs des cerfs, dont elle nous dévoile le détail.
Ecrit dans un style simple, voire naïf ou – si j'ose dire –  naturaliste, le roman baigne dans les arts plastiques, la musique et, surtout,  la littérature et les livres (qui constituent le décor principal y compris murs et escaliers).
On y voit les héros se dissoudre progressivement dans la mémoire et la nature sauvage.
En somme, une sorte de carnet intime désenchanté et touchant. Charles D.

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