Notes de lecture par auteurs

Polaroïds

Laure Mi Hyun Croset – Luce Wilquin

 Le titre, comme la couverture, attirent. La couverture représente ces polaroïds qui reconstituent une femme en bikini, les mains accrochées à un chapeau de paille, assise sur un matelas pneumatique rose fuschia.
C'est la première phrase du livre qui en donne la clé : "Je conçois les névroses comme des séries de polaroïds inquiétants, disséminés dans de vastes forêts, comme un certain nombre d'images égarées dans les bois de nos esprits."
Ce livre est une "autofiction". Cela permet à Laure Mi Hyun Croset de parler sans détour d'elle-même tout en ajoutant une part de fiction que le lecteur ne peut pas déceler. Sa double origine, européenne et asiatique montre sa multiplicité.
Le livre est jalonné d'instantanés de la vie d'une femme depuis la petite enfance jusqu'à la trentième année, voire davantage. Cette femme se connaît bien elle -même et n'est pas tendre avec elle-même. Elle expose tout au long de cette autofiction ses vulnérabilités et ses rages, ses frustrations et ses rares jubilations.On a envie de lire le livre jusqu'au bout car le style est incisif, il va à l'essentiel, il ne laisse pas de répit. Christine de B.